Cette page est destinée à me présenter et sans doute un peu plus.

Je m’appelle Jean-Paul Rouzé et je suis né un jour de neige le 19 mars 1958 à Wavrin dans le Nord (France).

J’ai toujours été un esprit curieux, il ne faisait pas bon laisser trainer un réveil ou un objet mécanique dans un coin. Dès que je le considérais comme abandonné (notion très subjective 😉 ) il avait droit à une autopsie.

Souvent malade j’ai beaucoup lu et très vite. J’ai eu la chance d’avoir des parents pour lesquels il ne fallait pas refuser un livre ou une revue à un enfant. Mes grands-parents paternels tenaient une épicerie-librairie-bistrot et j’ai passé de très nombreux jeudi et jours de vacances sur des piles de papier de quasiment deux mètres dans la pièce des invendus 🙂 et notre maison était à trente mètre d’une maison de la presse. Mes parents ne censuraient pas mes lectures, je veux parler selon des critères d’âge (pour les pornos, il n’y en avait pas et je n’imaginais même pas que ça existait jusqu’à ce des copains en amènent au collège vers mes 14 ans). Donc très tôt, vers 10 ou 11 ans je pense, j’ai dévoré Sciences & Vie (qui était de bien meilleur qualité que maintenant), un magazine disparu que j’adorais dont le titre était si je me souviens bien « L’univers des sciences et techniques). Un peu plus tard je me souviens du premier numéro de « Pour la Science », une révolution tant son iconographie était magnifique.

En livres : Jules Vernes en intégralité, Bob Morane pour l’aventure, la collection de poche anticipation, celle de l’aventure mystérieuse de « j’ai lu » (les trucs avec une couverture rouge)… Bref il vallait mieux m’inviter dix fois au cinéma qu’une fois dans une librairie 🙂  Le dictionnaire (le petit Larousse) y est passé aussi dans son intégralité. Plus tard la bible mais j’y reviendrai sans doute.

Au niveau scolaire, en primaire bon élève avec des notes très hétérodoxes (presque toujours zéro en dictée, j’ai appris plus tard au travers d’un de mes fils que j’étais fortement dysgraphique et dysorthographique (si vous saviez le nombre de corrections que je fais en tapant ce texte). Les maths pas terrible par contre très bons en français (sauf quand il fallait écrire vite) et excellent en histoire, géographie et autres sciences.

Le collège fut en bonne partie une longue traversée douloureuse à part mon oasis, une formidable prof d’histoire géo, Mlle Dal. Bon aussi en sciences naturelles où j’arriverai à avoir 18 de moyenne sans ouvrir le livre de cours :). Il y eu une expérimentation dans mona académie, on nous fit passer massivement un test de QI. Très dépressif j’appris ainsi (ils ont eu tord de me le dire). que j’avais les meilleurs résultats de l’académie. Au vu de mes assez mauvais résultats (essentiellement dans les matières principales, j’arrivais toujours à la moyenne grâce au matières « annexes »), c’était dur. D’un côté cela aida à remonter un peu l’estime de moi qui était perdue dans les abysses, de l’autre côté je n’y arrivais tout simplement pas (je n’ai jamais été capable d’apprendre « par-coeur » ou même de me forcer à retenir quelque chose, cela se fait inconsciemment ou ne se fait pas 🙁 ).

Vers la fin du collège je me suis intéressé de près à l’électronique au travers des revues « le haut-parleur » et « électronique pratique » avant bien sur la meilleure : « Elektor » (dont je me souviens aussi du numéro un). Mon choix pour le lycée était de partir vers un bac F2 (électronique). Ce me fut refusé à cause de mon prof de maths (qui ne pouvait pas me saquer). Par défaut je partis en AB (économique, secrétariat…) où la seconde langue était remplacée par de la dactylographie (qui me fut très utile). Une année formidable sauf au niveau scolaire, amoureux comme un dingue (sans réciproque, ah ! Sylvy Ficot qu’es-tu devenue? ), énorme (trop ?) liberté au lycée Pasteur de Lille. En math j’ai eu comme appréciation une fois « absent continuel même quand il est là ». Il est vrai que au moindre ennui mon esprit s’évadait très loin (et je n’en suis pas guéri).

En autodidacte je me mets à la photo et apprends à développer seul, j’achète mon matériel de labo avec une (petite) paye d’animateur adjoint de centre de loisirs pendant les vacances.

Je quitte le lycée avant que l’on ne me demande de partir. Une année où je glande un peu puis travaille au magasin d’un concessionnaire automobile (je sais parfaitement faire des plaques d’immatriculations).

A 18 ans et 3 jours le 22 mars 1976 j’entre comme auxiliaire de bureau à la Communauté Urbaine de Lille, au service du personnel, gestion des carrières. Trois années horribles qui me permirent juste de passer les concours d’agent de bureau aux écritures puis le même mais dactylographe ainsi que d’avoir de l’argent pour m’acheter mon premier ordinateur (un kit MK 2D de Motorola, environ 1000 soudures, une clavier de 20 touches processeur 6800, 4Ko de ram 6 (ou 8) afficheurs 7 segments…). Grosse dépression, grâce à mon autoformation en électronique et mes bons rudiments en micro-informatique (tout neuf à l’époque) je suis reclassé Aide Ouvrier Professionnel au service régulation de trafic où je suis chargé de réparer le matériel de contrôle des feux de circulations.

En loisirs (et dès environ 16 ans), je m’occupe beaucoup comme animateur dans une maison de jeune dont j’anime entre autres le labo photo, la bibliothèque et fonde un des tous premiers clubs d’informatique. Je suis aussi secouriste, membre d’une équipe d’urgence.

Je passe rapidement les concours d’ouvrier professionnel seconde catégorie et dans la foulée celui d’électricien électronicien (je me souviens d’avoir dû apprendre par coeur tous les types et diamètres de lentille de feux tricolores ;). J’ai aussi imbattable pour faire des câblages dont les faisceaux étaient constitués avec de la ficelle à roti (les vieux se souviendront 😉 ). J’enchaine ensuite sur de la programmation de ce matériel. Les 5ans de titutaires obtenus (donc vers 80 ou 81) je passe et j’obtiens le concours de catégorie B de rédacteur option informatique (oui les métiers informatiques étaient essentiellement en filière administrative). Donc cadre (petit mais quand-même), énorme victoire pour mon égo.

Je saute pas mal de temps car j’en ai marre et mal aux doigts (il faut que je réinstalle Dragon Naturally Speaking 😉 ). En bref je me mets à l’équitation vers 27 ans, y rencontre mon épouse (alors monitrice stagiaire). Puis demande ma mutation au Conseil Général de Haute-Garonne où j’arrive début 89 pour aider à l’onformatisation des communes (mise en place du matériel, formation des agents communaux, assistance…). Du fait de mes très bonnes connaissances avec les premier logiciels intégrés (que l’on appelle maintenant des suites bureautiques) j’automatise les elections sénatoriales (et reçois les félicitations du préfet ainsi qu’une prime, j’aurai droit à la même chose pour l’indemnisation d’urgence des sinistrès d’AZF) 🙂 ). Premiers problèmes articulaires, ne peut plus me déplacer trop, je m’occupe des premiers réseaux et serveurs (Novell) du CG. Un peu plus tard mise en place premier accès internet. Un certain nombre d’années d’administration système (Windows server essentiellement). Je deviens petit à petit une personne ressource informelle pour tout ce qui est innovation technologique. Enfin j’ai la chance d’avoir un directeur qui fait créer pour moi la fonction de veille technologique.

J’ai beaucoup parlé de mon travail, c’est après tout là où nous passons la majeure partie de notre temps (quoique fonctionnaire il m’est arrivé de faire des semaines de 70 heures, de travailler des nuits entières, j’adorais).

A côté de cela j’ai eu le privilège d’être reconnu Franc-Maçon (en 95) par mes frères et ceux jusqu’au grade de Maître. c’est une période que j’ai adoré. Il faut dire que j’étais dans une loge où les histoires de copinages, de réseaux… n’existaient pas. J’ai même eu le privilège d’être élus plusieurs fois à des fonctions d’officier. Hélas j’ai été obligé à cause de ma santé de me mettre en retrait. Putain ce que vous me manquez les frangins (et les frangines maintenant, j’étais de ceux farouchement pour l’ouverture aux femmes). J’ai des souvenirs fabuleux d’initiations de profanes devenir frères, puis de les voir s’épanouïr.

Maintenant je suis cloitré chez moi presque ne permanence par une saloperie d’arthrose atypique qui s’attaque à toutes mes articulations.

Mais beaucoup d’internet, du bidouillage notamment en impression 3D, une certaine envie de me remettre à la programmation au travers des raspberry, micro:bit…

La suite vous la trouverez sur mes sites, j’ai déjà été trop bavard. 🙂

Jean-Paul Rouzé

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